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LMNP / LMP : réduire l'impôt sur ses loyers meublés | ORKA

Près de 70 % des propriétaires bailleurs en location meublée font des erreurs dans la déclaration de leurs revenus locatifs, le plus souvent par méconnaissance des règles fiscales spécifiques à cette activité.

Taxe foncièreLocationImpôt
Location meublée : comment réduire ou supprimer l'impôt sur ses loyers (LMNP / LMP) ?
Sommaire de l'article
  1. 1. La location meublée : un régime fiscal à part
  2. 2. Première étape indispensable : immatriculer son activité
  3. 3. Micro-BIC ou régime réel : un choix déterminant
  4. 4. Le régime réel : la clé pour ne plus payer d'impôt
  5. 5. Résultat : une imposition à 0 €
  6. 6. Peut-on corriger une erreur de régime fiscal ?
  7. 7. Comment s'assurer d'avoir fait le bon choix ?

Près de 70 % des propriétaires bailleurs en location meublée font des erreurs dans la déclaration de leurs revenus locatifs, le plus souvent par méconnaissance des règles fiscales spécifiques à cette activité.

Pourtant, bien déclarée, la location meublée est l'un des rares modes d'investissement immobilier permettant de percevoir des loyers faiblement fiscalisés, voire totalement exonérés d'impôt pendant de nombreuses années.

Alors, comment ça fonctionne concrètement ?
Quelles sont les démarches à effectuer ?
Et surtout, comment optimiser légalement la fiscalité de ses revenus locatifs ? Pour comprendre en détail le fonctionnement fiscal de la location meublée et les mécanismes permettant de réduire - voire neutraliser - l'impôt sur les loyers, vous pouvez consulter ce guide complet sur la fiscalité du loueur en meublé

Voici maintenant les principes essentiels à connaître pour déclarer correctement son activité et optimiser la fiscalité de ses revenus locatifs.
Décryptage.

1. La location meublée : un régime fiscal à part

Lorsqu'un propriétaire loue un logement meublé, les loyers perçus ne relèvent pas des revenus fonciers, contrairement à la location vide.

Ils sont imposés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Il existe deux statuts possibles :

  • ⦁ Loueur en meublé non professionnel (LMNP)
  • ⦁ Loueur en meublé professionnel (LMP)

LMNP ou LMP : quelle différence ?

Le statut de loueur en meublé professionnel (LMP) est réservé à une minorité de propriétaires (environ 1 % des loueurs meublés). Il suppose la réunion des deux conditions suivantes :

  • ⦁ Plus de 23 000 € de recettes locatives annuelles
  • ⦁ Et que ces recettes constituent la principale source de revenus du foyer fiscal

☞ Dans la grande majorité des cas, les propriétaires sont donc LMNP.

2. Première étape indispensable : immatriculer son activité

Contrairement à une idée reçue, la location meublée n'est pas une simple activité patrimoniale « passive » sur le plan fiscal. L'immatriculation est obligatoire.

Le loueur doit déclarer son activité auprès de l'administration afin d'obtenir :

  • ⦁ Un numéro SIREN

Même si :

  • ⦁ Il s'agit d'un seul bien
  • ⦁ L'activité reste strictement patrimoniale

⚠ Attention : ce n'est pas une option fiscale, mais une obligation déclarative.

3. Micro-BIC ou régime réel : un choix déterminant

Au moment de l'immatriculation, tout se joue : le propriétaire doit choisir son régime d'imposition.

Le régime micro-BIC

Le micro-BIC est un régime simplifié, basé sur un abattement forfaitaire.

Type de locationAbattementPlafond de recettes
Meublé d'habitation / meublé classé50 %77 700 €
Meublé de tourisme non classé30 %15 000 €

L'administration considère que cet abattement couvre l'ensemble des charges.

Exemple concret

Un propriétaire perçoit 10 000 € de loyers.
Il est imposé à 30 % (TMI).

⦁ Location meublée d'habitation

  • → Imposition sur 5 000 €
  • → Impôt + prélèvements sociaux : environ 1 930 €

⦁ Location saisonnière non classée

  • → Imposition sur 7 000 €
  • → Fiscalité totale : environ 2 700 €

☞ Entre 19 % et 27 % des loyers partent en impôts.

4. Le régime réel : la clé pour ne plus payer d'impôt

Le régime réel permet de déduire l'intégralité des charges réelles liées à l'activité de location meublée.

Mais surtout, il permet d'appliquer une règle comptable majeure :

☞ L'amortissement du bien immobilier.

Contrairement à la location vide, le bien immobilier et le mobilier peuvent être amortis.

Exemple chiffré

  • ⦁ Valeur du bien : 250 000 €
  • ⦁ Amortissement annuel : environ 9 400 €
  • ⦁ Loyers perçus : 10 000 €

Sans avoir dépensé un euro, 94 % des loyers sont neutralisés fiscalement, soit bien plus que l'abattement de 30 % ou 50 % du micro-BIC.

Et ce n'est pas tout.

Au régime réel, le loueur peut également déduire :

  • ⦁ La taxe foncière
  • ⦁ La cotisation foncière des entreprises (CFE)
  • ⦁ Les intérêts d'emprunt
  • ⦁ Les assurances (PNO, loyers impayés…)
  • ⦁ Les frais de gestion et honoraires
  • ⦁ Les frais de notaire
  • ⦁ Les travaux (entretien, rénovation, amélioration)
  • ⦁ Les frais de déplacement liés à l'activité

Contrairement à la location vide, la liste des charges déductibles n'est pas limitée par l'article 31 du CGI.

5. Résultat : une imposition à 0 €

Reprenons l'exemple :

  • ⦁ Amortissement : 9 400 €
  • ⦁ Taxe foncière : 600 €
  • ⦁ Assurance : 100 €

Base fiscale : 0 €
Aucun impôt sur les revenus locatifs.

Par rapport au micro-BIC, l'économie fiscale est comprise entre 1 900 € et 2 700 € par an, selon le type de location.

C'est ce mécanisme qui explique pourquoi les revenus en location meublée sont souvent non fiscalisés pendant 15 à 25 ans, selon la rentabilité du bien.

6. Peut-on corriger une erreur de régime fiscal ?

Oui.

Il est possible d'opter pour le régime réel chaque année.

Si vous étiez au micro-BIC par défaut ou par erreur :

  • ⦁ Vous pouvez opter pour le régime réel avant la déclaration de revenus
  • ⦁ L'option est valable pour l'année en cours
  • ⦁ Et renouvelable annuellement

Une option tardive peut toutefois entraîner une perte d'optimisation sur les premières années.

7. Comment s'assurer d'avoir fait le bon choix ?

La fiscalité du loueur en meublé dépend :

  • ⦁ Du type de location (habitation, saisonnière, classée ou non)
  • ⦁ Du montant des loyers
  • ⦁ Du prix du bien ou de la valeur de l'immeuble
  • ⦁ Des charges supportées
  • ⦁ De votre situation fiscale personnelle

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Me Gary Cahn, avocat fiscaliste, Avocat fiscaliste au Barreau de Paris, cofondateur d'Orka.tax

Me Gary Cahn, avocat fiscaliste

Avocat fiscaliste au Barreau de Paris, cofondateur d'Orka.tax

Cofondateur de Neora Avocats, il pilote la conception d'Orka.tax et supervise la préparation des dossiers de réclamation.

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↑ Cet article fait partie du guide Défiscalisation immobilière.

Questions fréquentes

Micro-foncier ou régime réel : lequel choisir ?
Le micro-foncier applique 30 % d'abattement forfaitaire ; le réel déduit vos charges effectives. Si vos charges dépassent 30 % des loyers, le réel est en principe gagnant.
Qu'est-ce que le déficit foncier ?
L'excédent de charges sur les loyers, imputable sur le revenu global dans une limite annuelle, le surplus se reportant sur les revenus fonciers suivants.
La taxe foncière est-elle déductible des loyers ?
Oui, au régime réel : elle fait partie des charges déductibles des revenus fonciers. Au micro-foncier, l'abattement forfaitaire est réputé la couvrir.
Le meublé (LMNP) réduit-il vraiment l'impôt ?
Au régime réel, l'amortissement du bien neutralise souvent l'imposition des loyers pendant des années. Le cadre a évolué récemment : il se pilote avec rigueur.
Ces leviers réduisent-ils la taxe foncière ?
Non : ils allègent l'impôt sur le revenu. La taxe foncière ne baisse que si sa base est corrigée ou si une exonération s'applique.

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